Nos soins en dentisterie intégrative 

Chaque patient présente une histoire, un état de santé, des capacités adaptatives et un ensemble de contraintes qui lui sont propres.

Notre approche consiste à partir de la santé générale et de l’équilibre global du patient, puis à rechercher progressivement la place éventuelle de la sphère bucco-dentaire, des fonctions, des matériaux et enfin des dents elles-mêmes.

L’objectif est d’identifier les contraintes susceptibles de participer au déséquilibre, de les hiérarchiser et, lorsque cela est possible, de libérer celles qui peuvent l’être afin de redonner de l’espace aux capacités de régulation, d’adaptation et de réparation du vivant.

Nos différentes expertises constituent autant d’outils au service de cette démarche.

1. Préservation de la vitalité pulpaire

Même lorsqu’une dent est fortement atteinte, tant qu’une partie de la pulpe demeure vivante, notre priorité est de tout mettre en œuvre pour tenter de préserver cette vitalité.

Tant qu’il existe de la vie dans la dent, il existe encore une possibilité de la préserver.

La prise en charge consiste alors à rechercher et à réduire les contraintes susceptibles d’entretenir l’atteinte pulpaire, tout en créant les conditions les plus favorables aux mécanismes biologiques de défense, de réparation et de cicatrisation.

Selon la situation clinique, cette démarche peut associer des techniques de dentisterie conservatrice, des biomatériaux adaptés, le laser, la photobiomodulation, l’ozonothérapie et d’autres moyens complémentaires.

La dévitalisation n’est envisagée que lorsque les possibilités raisonnables de préservation de la pulpe vivante ont été explorées et que son maintien n’apparaît plus possible.

Tant qu’il existe de la vie dans la dent, nous cherchons à la préserver.

2. Parodontologie

La parodontologie concerne la santé des gencives, du ligament parodontal et de l’os qui soutiennent les dents.

Les maladies parodontales peuvent évoluer longtemps avec peu de symptômes. Leur dépistage et leur prise en charge précoce permettent d’agir sur des contraintes microbiennes et inflammatoires susceptibles de participer, avec d’autres facteurs, au déséquilibre local et général du patient.

Selon les situations, le bilan peut associer l’examen clinique et l’imagerie, notamment le Cone Beam lorsque celui-ci apporte une information diagnostique utile.

La prise en charge privilégie la prévention, le contrôle du biofilm et les traitements aussi peu invasifs que possible : Guided Biofilm Therapy (GBT), détartrage, surfaçage radiculaire lorsque nécessaire, ozonothérapie et autres thérapeutiques complémentaires adaptées à la situation du patient.

2.1. Guided Biofilm Therapy

La Guided Biofilm Therapy permet d’identifier puis de réduire le biofilm dentaire grâce à des techniques d’air-polishing et d’instrumentation adaptées.

Elle s’intègre dans une démarche de prévention, de traitement et de maintenance parodontale visant à maîtriser durablement le biofilm, à réduire l’inflammation et à préserver les tissus de soutien de la dent, tout en améliorant le confort du patient.

2.2. Ozonothérapie par insufflation gingivo-dentaire

L’ozone possède des propriétés antimicrobiennes, avec une activité antibactérienne, antifongique, antiparasitaire et antivirale.

En dentisterie et notamment en parodontologie, nous l’utilisons par insufflation gingivo-dentaire dans des protocoles adaptés à la situation clinique du patient afin de contribuer au contrôle de la charge microbienne locale et à l’assainissement de l’environnement bucco-dentaire.

Notre expérience clinique nous a montré que, lorsque l’indication est correctement posée et le protocole d’application maîtrisé, l’ozonothérapie peut constituer un apport thérapeutique particulièrement précieux, y compris dans certaines situations complexes où la conservation des dents paraît initialement très compromise.

Le résultat dépend notamment de la justesse du diagnostic, de la maîtrise du protocole d’application et de sa répétition lorsque nécessaire, de son association avec les autres soins, de l’expérience du thérapeute, mais également de la participation active du patient.

Cette participation se poursuit quotidiennement à domicile par l’application des recommandations de prévention et d’hygiène enseignées au cabinet, notamment par l’utilisation quotidienne d’un jet dentaire à l’eau ozonée.

Cette démarche peut être complétée par la photobiomodulation et par une approche nutritionnelle et micronutritionnelle visant à soutenir les mécanismes physiologiques de réparation tissulaire et le métabolisme osseux.

Une attention particulière est notamment portée aux vitamines D3, K2 et C, ainsi qu’aux nutriments participant à la synthèse du collagène, au renouvellement des tissus parodontaux et au métabolisme osseux.

Les vitamines D3 et K2 exercent notamment des fonctions complémentaires dans le métabolisme phosphocalcique : la vitamine D participe à l’absorption et à la disponibilité du calcium, tandis que la vitamine K intervient dans l’activation de protéines participant à sa régulation, à la minéralisation osseuse et à la limitation de certaines calcifications ectopiques.

Cette approche ne s’arrête pas à la constatation d’un terrain inflammatoire ou d’une insuffisance micronutritionnelle. Elle conduit à poursuivre le questionnement : pourquoi cette inflammation persiste-t-elle ? Quelles contraintes infectieuses, métaboliques, nutritionnelles, immunitaires, environnementales ou autres peuvent y participer ?

Il s’agit alors de rechercher progressivement ces différentes contraintes, de les hiérarchiser et de libérer celles qui peuvent l’être.

3. Prothèse dentaire et biomatériaux

La prothèse dentaire permet de restaurer une dent fragilisée ou de remplacer une dent absente lorsque cela est nécessaire.

Selon les indications, différentes solutions peuvent être proposées : inlays, onlays, couronnes, bridges, prothèses amovibles ou prothèses complètes.

Nous privilégions des matériaux sans métal et des biomatériaux présentant un haut niveau de biocompatibilité.

Mais la compatibilité ne dépend pas uniquement du matériau pris isolément. Elle doit être envisagée dans son ensemble :

patient × matériau × environnement × temps.

Le choix d’un matériau tient donc compte de ses propriétés, de son vieillissement, de ses interfaces, des autres matériaux présents en bouche, de l’environnement buccal et de la tolérance propre à chaque patient.

4. Soins adaptés aux patients électrosensibles et chimicosensibles

Certains patients rapportent une sensibilité particulière à leur environnement chimique, à certains matériaux ou à certaines expositions.

Notre démarche consiste d’abord à écouter ce que le patient rapporte, à rechercher ce qui peut être objectivé et à distinguer clairement ce que le patient ressent, ce que nous observons cliniquement, ce que la science a établi et ce qui reste à confirmer.

Selon les situations, nous pouvons privilégier des matériaux sans métaux ou sans certains dérivés du bisphénol, réduire les expositions évitables et adapter les protocoles de soins.

Lorsque le retrait de certains matériaux est indiqué, des protocoles de protection adaptés, notamment inspirés des recommandations de l’IAOMT, peuvent être utilisés afin de limiter autant que possible l’exposition du patient et de l’équipe soignante.

L’objectif est de rechercher, parmi les solutions cliniquement pertinentes, celles qui paraissent les mieux tolérées par chaque patient.

5. Orthodontie fonctionnelle et approche occluso-posturale intégrative

L’occlusion, la fonction mandibulaire, la langue, la respiration, la mastication, la déglutition, les articulations temporo-mandibulaires, le système neuromusculaire et la posture appartiennent à un ensemble fonctionnel interdépendant.

Dans une approche intégrative, un déséquilibre observé est replacé dans cet ensemble afin d’en rechercher les différentes composantes et leur évolution dans le temps.

L’approche occluso-posturale vise ainsi à tester le système tonique postural et à rechercher, sans les présupposer, les différentes contraintes susceptibles de participer au déséquilibre, qu’elles appartiennent ou non au domaine bucco-dentaire.

Chez l’enfant et l’adolescent, l’orthodontie fonctionnelle cherche également à accompagner la croissance et les fonctions oro-faciales. La méthode OSB — Organisation Spatiale de la Bouche peut être utilisée dans certaines indications afin d’agir simultanément dans les trois dimensions de l’espace et d’accompagner l’évolution fonctionnelle et occlusale.

Lorsque des facteurs situés hors du champ dentaire participent au déséquilibre, la prise en charge peut s’inscrire dans une démarche multidisciplinaire avec les professionnels concernés.

6. Photobiomodulation laser

La photobiomodulation utilise certaines longueurs d’onde lumineuses à faible intensité afin de moduler des réponses biologiques cellulaires et tissulaires.

Selon les indications et les paramètres utilisés, elle peut contribuer à la modulation de la douleur et de l’inflammation et accompagner certains processus de cicatrisation, de réparation tissulaire et de remodelage.

Son action dépend notamment de la longueur d’onde, de la dose, de la durée d’exposition, du tissu concerné, de son état biologique et du contexte clinique.

Dans notre démarche, la photobiomodulation constitue ainsi l’un des moyens permettant de créer des conditions plus favorables à l’expression des capacités biologiques du vivant, en association avec les autres composantes du traitement.

7. Une approche individualisée et multidisciplinaire

Ces différentes expertises ne sont pas envisagées comme des techniques indépendantes les unes des autres.

Elles constituent des outils susceptibles d’être associés selon les besoins de chaque patient, dans une démarche qui part toujours du global vers le particulier.

Un signe clinique est généralement l’expression d’un déséquilibre auquel plusieurs facteurs peuvent participer conjointement. Ces facteurs peuvent s’être constitués, associés, compensés ou transformés au cours de l’histoire du patient.

Notre démarche consiste donc à distinguer :

ce que le patient rapporte,
ce que nous observons cliniquement,
ce que la science a établi,
et ce qui reste à confirmer.

Lorsque certaines contraintes dépassent le champ dentaire, le patient peut être orienté vers d’autres professionnels de santé afin d’intégrer ces éléments dans une prise en charge coordonnée.

8. Conclusion

La santé bucco-dentaire constitue une composante de la santé générale.

Notre démarche part de l’équilibre global du patient pour rechercher progressivement les différents facteurs susceptibles de participer à son état de santé et déterminer, sans la présupposer, la place éventuelle de la sphère bucco-dentaire dans cet ensemble.

Parce que le vivant et la pathologie ne fonctionnent pas nécessairement de manière linéaire, plusieurs contraintes peuvent se constituer, s’associer et entraîner des adaptations ou des compensations successives au cours de l’histoire du patient.

Notre démarche de Santé Dentaire Intégrative consiste à prévenir, préserver ce qui fonctionne, rechercher et hiérarchiser les contraintes modifiables, identifier le meilleur effet de levier et intervenir de la manière la plus appropriée et la moins invasive possible.

À chaque étape, la question du « pourquoi ? » peut être reposée afin de poursuivre la compréhension du déséquilibre et d’identifier progressivement les contraintes qui peuvent encore être libérées.

Libérer les contraintes du vivant pour redonner de l’espace à ses capacités de régulation, d’adaptation et de réparation.

L’objectif est de favoriser le retour vers une homéostasie de base aussi optimale que possible, ne nécessitant plus le maintien durable de compensations devenues contraignantes.

Le patient est enfin accompagné pour préserver cet équilibre grâce à la prévention, aux recommandations qui lui sont transmises et à des contrôles réguliers dans le temps, permettant de vérifier son maintien au fil des mois et des années.

 

 



 

Notre Mission

Notre objectif est de promouvoir une santé dentaire durable, préventive et intégrative, en considérant chaque patient dans sa singularité, son état de santé général, son histoire et ses capacités d’adaptation.

La prévention ne consiste pas seulement à éviter l’apparition des caries ou des maladies parodontales. Elle consiste également à rechercher le plus précocement possible les contraintes susceptibles de perturber l’équilibre bucco-dentaire et, lorsqu’elles peuvent être modifiées, à agir sur elles avant qu’elles ne participent à l’installation ou à l’entretien d’un déséquilibre.

Dans cette démarche, nous nous engageons notamment à :

1. Rechercher et éliminer les foyers infectieux dentaires

Les foyers infectieux d’origine dentaire ou parodontale peuvent entretenir une inflammation locale et, dans certaines situations, participer à des mécanismes inflammatoires ou infectieux dépassant la seule sphère bucco-dentaire.

Nous réalisons une recherche clinique et radiologique adaptée afin de détecter et traiter ces foyers avec pour objectif leur élimination, tout en recherchant les différents facteurs susceptibles d’avoir participé à leur apparition ou à leur persistance.

L’objectif ne se limite donc pas à traiter leurs conséquences : il consiste également, chaque fois que cela est possible, à identifier et libérer les contraintes susceptibles d’entretenir le déséquilibre et de favoriser sa récidive.

2. Rechercher et traiter les déséquilibres occlusaux et fonctionnels

L’occlusion s’intègre dans un ensemble fonctionnel comprenant notamment les articulations temporo-mandibulaires, la musculature, la langue, la mastication, la déglutition, la respiration, la proprioception et le système tonique postural.

Des déséquilibres occlusaux peuvent être associés à des douleurs dentaires, musculaires, cranio-mandibulaires ou cervico-faciales et participer, avec d’autres facteurs, à certains troubles fonctionnels.

Notre démarche consiste à tester, objectiver et replacer ces observations dans une vision globale, puis à traiter en accompagnant le vivant dans ses capacités de régulation, d’adaptation et de rééquilibrage.

Il s’agit de rechercher les différentes contraintes susceptibles de participer au déséquilibre, de les hiérarchiser et d’agir prioritairement sur celles dont la libération peut offrir le meilleur effet de levier, sans présupposer qu’un symptôme possède une cause unique.

3. Évaluer et choisir les biomatériaux dentaires

Nous privilégions des matériaux sans métal et des biomatériaux présentant un haut niveau de biocompatibilité.

Leur choix ne repose toutefois pas uniquement sur les propriétés du matériau pris isolément. Nous prenons également en considération son vieillissement, ses interfaces, les autres matériaux présents en bouche, l’environnement buccal et la tolérance propre au patient.

La compatibilité est ainsi envisagée comme une relation dynamique :

patient × matériau × environnement × temps.

4. Réaliser le retrait sécurisé des amalgames et autres matériaux lorsqu’il est indiqué

Lorsqu’un amalgame ou un autre matériau dentaire doit être retiré, nous mettons en œuvre des protocoles de protection adaptés visant à limiter autant que possible l’exposition du patient et de l’équipe soignante aux particules, vapeurs et produits libérés pendant l’intervention.

Pour le retrait des amalgames contenant du mercure, notre protocole s’appuie notamment sur les principes de protection recommandés par l’IAOMT.

La décision de retirer un matériau est individualisée et tient compte de son état, de son environnement, de la situation clinique et des caractéristiques propres au patient.

5. Préserver le vivant chaque fois que cela est possible

Notre priorité est de préserver les tissus naturels, la vitalité dentaire et les capacités biologiques de l’organisme avant d’envisager leur remplacement.

Même lorsqu’une dent est fortement atteinte, tant qu’une partie de sa pulpe demeure vivante, nous recherchons les possibilités permettant de préserver cette vitalité.

Tant qu’il existe de la vie dans la dent, nous cherchons à la préserver.

6. Prévenir et accompagner le patient dans le temps

Le soin ne s’arrête pas à la disparition d’un symptôme ou à la réalisation d’un traitement.

Nous transmettons au patient les moyens lui permettant de devenir acteur de sa santé bucco-dentaire : maîtrise quotidienne du biofilm, prévention parodontale, hygiène adaptée, jet dentaire à l’eau ozonée, accompagnement nutritionnel et micronutritionnel lorsque nécessaire, et contrôles réguliers.

L’objectif est de vérifier dans le temps que l’équilibre obtenu se maintient et de pouvoir identifier précocement de nouvelles contraintes avant qu’elles ne deviennent durablement perturbatrices.

Notre mission peut ainsi se résumer par un principe : préserver ce qui fonctionne, rechercher ce qui perturbe l’équilibre, libérer autant que possible les contraintes modifiables et redonner de l’espace aux capacités de régulation, d’adaptation et de réparation du vivant.

 

 



 

Une approche intégrative des soins dentaires

Au cabinet, les différents traitements ne sont pas envisagés isolément. Ils sont associés et hiérarchisés en fonction de chaque patient, de son état de santé, de son histoire, des contraintes identifiées et de ses capacités d’adaptation.

Notre démarche consiste à rechercher le meilleur effet de levier, en privilégiant chaque fois que possible les interventions permettant de libérer les contraintes du vivant avant de lui demander de s’adapter davantage.

Elle s’appuie notamment sur :

1. Des consultations personnalisées

Chaque patient bénéficie d’une évaluation attentive prenant en compte son état de santé général, son histoire médicale et dentaire, ses traitements, ses habitudes de vie, ses fonctions, ses symptômes et ses préoccupations particulières.

L’objectif est de ne pas considérer uniquement le symptôme ou la dent qui motive la consultation, mais de replacer chaque observation dans une vision globale et évolutive de la santé du patient.

Nous cherchons ainsi à comprendre pourquoi un déséquilibre est apparu, quels facteurs peuvent y participer et quelles contraintes peuvent être modifiées ou libérées.

2. Des technologies avancées au service du diagnostic et du soin

Les technologies utilisées au cabinet constituent des outils permettant de mieux observer, objectiver, traiter et réévaluer.

Le Cone Beam, le laser, la photobiomodulation et les autres technologies disponibles sont utilisés selon leur indication afin d’affiner le diagnostic, de guider les traitements et de privilégier des interventions aussi précises, conservatrices et peu invasives que possible.

La technologie n’est cependant jamais une finalité : elle reste au service du diagnostic, du patient et du vivant.

3. Information, prévention et sensibilisation

La prévention occupe une place centrale dans notre démarche.

Nous considérons qu’un patient qui comprend mieux ce qui participe à son équilibre peut également mieux choisir, agir et devenir acteur de sa propre santé.

Nous prenons donc le temps d’expliquer les observations réalisées, les facteurs susceptibles de participer au déséquilibre et les différentes possibilités thérapeutiques, afin que chaque patient puisse effectuer ses choix de manière éclairée.

Notre objectif est de lui transmettre les connaissances, les conseils et les outils nécessaires pour entrer dans une nouvelle ère de prévention, qui ne consiste plus seulement à intervenir lorsque la maladie apparaît, mais à préserver durablement les conditions favorables à la santé.

4. Des outils de prévention et d’accompagnement au quotidien

Cette prévention repose notamment sur l’apprentissage d’une hygiène bucco-dentaire adaptée, la maîtrise quotidienne du biofilm, l’utilisation quotidienne d’un jet dentaire à l’eau ozonée, les conseils nutritionnels et micronutritionnels, la Guided Biofilm Therapy (GBT), l’ozonothérapie par insufflation gingivo-dentaire et la photobiomodulation.

Ces différents moyens ne sont pas considérés isolément. Ils peuvent être associés dans une stratégie globale visant notamment à maîtriser les contraintes microbiennes et inflammatoires, préserver les tissus, soutenir les mécanismes physiologiques de réparation et maintenir dans le temps l’équilibre obtenu.

La prévention devient ainsi une véritable continuité entre ce que nous réalisons au cabinet et ce que le patient accomplit quotidiennement pour sa propre santé.

5. Accompagner le vivant plutôt que seulement traiter la maladie

Notre démarche ne consiste pas uniquement à corriger un symptôme ou à traiter une pathologie lorsqu’elle est déjà installée.

Elle cherche à identifier les contraintes, comprendre leurs associations et leur évolution dans le temps, les hiérarchiser, puis libérer celles sur lesquelles il est possible d’agir.

À chaque étape, nous réévaluons la réponse du patient avant de déterminer la suivante.

Observer → comprendre → rechercher → objectiver → hiérarchiser → libérer les contraintes → traiter → réévaluer → prévenir.

L’objectif reste le même :

redonner de l’espace au vivant afin de favoriser ses capacités de régulation, d’adaptation, de réparation et de maintien de son équilibre.

Prise en charge pluridisciplinaire de la Santé dentaire

 

La dentisterie intégrative trouve naturellement sa place dans une prise en charge pluridisciplinaire, car l’équilibre bucco-dentaire ne peut pas être considéré indépendamment de l’ensemble de l’organisme.

Lorsque certaines contraintes identifiées ou suspectées dépassent le champ de la dentisterie, nous travaillons en collaboration avec des consœurs et confrères spécialisés et expérimentés : endodontistes, implantologues, praticiens en médecine et micronutrition, ostéopathes, kinésithérapeutes, fasciathérapeutes, psychothérapeutes et autres professionnels de santé lorsque leur intervention peut être utile.

Cette collaboration permet d’élargir le regard porté sur le patient et de rechercher, dans différents domaines, les facteurs susceptibles de participer conjointement au déséquilibre observé.

1. Relier les différentes dimensions de la santé

Un même signe clinique peut être l’expression d’un déséquilibre auquel plusieurs facteurs participent simultanément.

L’objectif n’est donc pas d’attribuer systématiquement un symptôme général à une origine dentaire, ni inversement, mais de rechercher les différentes contraintes susceptibles d’interagir et d’évaluer la place de chacune dans l’équilibre global du patient.

Le raisonnement va ainsi du global vers le particulier : de la santé générale et de l’équilibre de l’organisme vers les différents systèmes susceptibles d’y participer, puis vers la sphère bucco-dentaire et, enfin, vers la dent.

2. Nutrition, micronutrition et santé bucco-dentaire

L’état nutritionnel et micronutritionnel peut participer à la santé des tissus bucco-dentaires, aux mécanismes immunitaires, au métabolisme osseux, à la synthèse du collagène ainsi qu’aux processus physiologiques de réparation.

Lorsque cela est nécessaire, une collaboration avec un professionnel compétent permet de rechercher d’éventuels déséquilibres ou insuffisances nutritionnelles et micronutritionnelles et de les replacer dans le contexte inflammatoire, métabolique et général du patient.

Cette démarche complète notamment notre approche des maladies parodontales et des processus de cicatrisation et de réparation tissulaire.

3. Ostéopathie, kinésithérapie, fasciathérapie et équilibre fonctionnel

L’occlusion appartient à un ensemble dynamique comprenant notamment les articulations temporo-mandibulaires, la musculature, la région cranio-cervicale, la proprioception, les fascias, les systèmes vestibulaire et visuel et le système tonique postural.

Une intervention sur l’une de ces composantes peut participer à une réorganisation de l’équilibre neuromusculaire et postural. Dans cette dynamique adaptative globale, le système cranio-mandibulaire et l’occlusion peuvent eux aussi évoluer.

La collaboration avec des ostéopathes, kinésithérapeutes, fasciathérapeutes ou d’autres professionnels permet ainsi de rechercher et de libérer certaines contraintes fonctionnelles situées en dehors du champ dentaire, plutôt que de demander à l’occlusion de compenser un déséquilibre provenant d’un autre système.

Les modifications obtenues sont ensuite réévaluées afin d’adapter, lorsque cela est nécessaire, notre propre intervention.

4. Stress, émotions, chocs traumatiques et accompagnement psychothérapeutique

Le stress, l’anxiété, les chocs traumatiques et certaines tensions émotionnelles font également partie de l’histoire du patient et peuvent participer, parmi d’autres facteurs, à son équilibre ou à son déséquilibre.

Ils peuvent notamment contribuer à des comportements ou manifestations tels que le serrement des dents, certaines formes de bruxisme, l’hyperactivité des muscles manducateurs ou l’entretien de certaines douleurs, sans pour autant devoir être considérés comme leur cause unique.

Lorsque cette dimension paraît importante, un accompagnement psychothérapeutique peut aider le patient à identifier certains facteurs émotionnels, mieux comprendre ses réactions et développer des moyens permettant de réduire leur impact.

5. Accompagner le bruxisme et les tensions musculaires

Le bruxisme est un phénomène complexe et multifactoriel.

Notre démarche consiste à rechercher les différents facteurs susceptibles d’y participer : occlusaux et fonctionnels lorsqu’ils sont présents, musculaires, posturaux, respiratoires, neurologiques, médicamenteux, liés au sommeil, au stress, à des chocs traumatiques ou à d’autres composantes propres à l’histoire du patient.

Lorsque des facteurs psychologiques ou émotionnels semblent participer au tableau clinique, des approches telles que la gestion du stress, la relaxation, certaines thérapies cognitivo-comportementales ou d’autres formes d’accompagnement peuvent compléter utilement la prise en charge.

L’objectif reste de ne jamais réduire un phénomène complexe à une seule cause, mais de rechercher progressivement les différentes contraintes sur lesquelles il est possible d’agir.

6. Accompagner la peur des soins dentaires

La peur des soins dentaires peut conduire certains patients à différer leurs consultations jusqu’à l’apparition de situations plus complexes.

L’écoute, l’explication et l’établissement d’une relation de confiance constituent déjà une partie importante de leur accompagnement.

Lorsque cette peur devient particulièrement importante ou constitue une véritable phobie, un accompagnement psychothérapeutique, notamment par des approches telles que l’EMDR ou la DMOKA, peut aider le patient à comprendre, à réduire la charge émotionnelle associée et à progressivement dépasser cette difficulté.

L’objectif est de lui permettre de retrouver suffisamment de sécurité et de confiance pour redevenir acteur de ses soins.

7. Une coopération autour du patient

La pluridisciplinarité ne consiste pas à juxtaposer des thérapeutiques.

Elle consiste à faire intervenir, lorsque cela est nécessaire, la compétence la plus pertinente au moment le plus approprié, tout en conservant une vision globale de la situation du patient.

Chaque professionnel intervient dans son domaine de compétence. Les informations recueillies et l’évolution clinique permettent ensuite de réévaluer progressivement la situation.

Cette coopération permet de rechercher le meilleur effet de levier, de libérer certaines contraintes avant d’en traiter d’autres et d’éviter autant que possible de demander à l’organisme de compenser davantage.

8. Conclusion

En intégrant les différentes expertises de consœurs et confrères particulièrement compétents — endodontistes, implantologues, praticiens en médecine et micronutrition, ostéopathes, kinésithérapeutes, fasciathérapeutes, psychothérapeutes et autres professionnels de santé —, nous pouvons élargir notre compréhension de la situation de chaque patient.

Il ne s’agit pas seulement de traiter un symptôme ni de rechercher systématiquement une cause unique, mais d’identifier les différentes contraintes qui ont pu se constituer, s’associer et évoluer au cours du temps.

Certaines peuvent être primaires, d’autres secondaires ou compensatoires. La libération de l’une d’entre elles peut modifier l’équilibre général et permettre de mieux identifier la suivante.

Notre démarche consiste donc à observer, rechercher, objectiver, hiérarchiser, traiter, libérer les contraintes modifiables puis réévaluer, en collaboration avec les professionnels concernés et avec le patient lui-même.

La prise en charge pluridisciplinaire devient ainsi l’un des moyens de redonner de l’espace au vivant et d’accompagner progressivement le patient vers un équilibre aussi optimal et durable que possible.

 

 

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